En politique, les chiffres ne mentent pas.
Augmentation des salaires et des pensions de retraite, croissance à 2,6 %, dette publique sous les 100 % du PIB. C’est le bilan économique du gouvernement socialiste espagnol dirigé par Pedro Sánchez depuis 2018.
Stagnation des salaires et explosion du coût de l’énergie, croissance à 0,5 %, près de 1 400 milliards d’euros de dette publique. C’est le bilan économique d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements depuis 2017.
À quelques jours de la présentation des derniers projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale du mandat d’Emmanuel Macron, nous ne pouvons que constater l’échec total de sa politique économique et budgétaire qui menace désormais la France de récession.
Chaque année pourtant, les député·es socialistes et apparentés ont alerté sur le grand mensonge de la théorie du ruissellement, sur la stagnation des salaires, sur le manque d’ambition en matière de transition écologique, sur les conséquences des coupes budgétaires sur les services publics.
Chaque année, nous proposons un autre chemin : des mesures pour soutenir le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, des investissements dans nos écoles et nos hôpitaux, des aides pour pouvoir changer de véhicule ou isoler son logement et de la justice fiscale pour réduire nos déficits publics.
Parce que oui, comme nous le rappelle l’Espagne, une autre politique est possible. C’est ce que nous démontrons une nouvelle fois cette année avec nos 7 priorités budgétaires, qui guideront notre action lors de l’examen des projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale.
Oui, nous pouvons à la fois augmenter les salaires via une baisse de la CSG, adapter notre pays au changement climatique, soutenir nos agricultrices et nos agriculteurs, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, renforcer nos services publics essentiels, aider nos petites et moyennes entreprises.
Et oui, nous pouvons financer ces politiques et redresser les comptes publics en rétablissant les recettes perdues et de la justice fiscale : taxe Zucman, taxation des héritages très élevés, taxe sur les géants du numérique, lutte contre la fraude fiscale, réforme des niches fiscales, tout en réduisant le déficit…
Nous serons mobilisé·es tout l’automne en Commission et dans l’hémicycle pour bloquer toutes les mesures régressives, pour mener le rapport de force et contraindre le Gouvernement à changer de politique car c’est l’intérêt du pays, car c’est l’intérêt des Françaises et des Français.
Estelle Mercier, Cheffe de file pour le PLF, Députée de Meurthe-et-Moselle
Sandrine Runel, Cheffe de file pour le PLFSS, Députée du Rhône
Boris Vallaud, Président du groupe Socialistes & apparentés, Député des Landes