– Mercredi 4 novembre 2026
Les Américains ont tranché. En remportant la majorité à la Chambre des représentants comme au Sénat, les démocrates infligent à Donald Trump une sanction d’une ampleur rare et rétablissent un contre-pouvoir au cœur des institutions américaines. Le Parti socialiste adresse ses félicitations aux élus démocrates et à tous ceux qui se sont mobilisés.
Ce vote est d’abord un vote sur la vie quotidienne. Se loger, se soigner, remplir son réfrigérateur : lorsque ces besoins essentiels deviennent difficiles à satisfaire, les discours sur la prospérité se heurtent à la réalité vécue. Les candidats qui l’ont emporté ont parlé de salaires, de prix et de probité. Ils ont été entendus, y compris là où personne ne les attendait.
Au Texas, aucun démocrate n’avait été élu au Sénat depuis 1988. Au Kansas, depuis 1932. Dans ces deux États, l’appel direct du président à voter pour ses candidats n’a pas suffi. La preuve est faite qu’aucun territoire n’est acquis par avance à la droite radicale.
À partir de janvier, cette nouvelle majorité disposera de leviers réels : voter les lois et le budget, contrôler l’action de l’exécutif et enquêter sur ses décisions. Nous espérons qu’elle saura s’en servir pour faire baisser le coût de la vie, défendre les droits sociaux et préserver l’État de droit.
Pour l’Europe, ce résultat appelle à agir. Donald Trump restant en fonction jusqu’en 2029, l’Europe doit assumer pleinement sa souveraineté, défendre le droit international, œuvrer pour la paix et le multilatéralisme, et bâtir avec le Congrès américain des liens fondés sur la sécurité collective et des échanges équitables.
Enfin, ce scrutin parle à la gauche française. Les contextes diffèrent, mais une exigence nous rassemble : répondre aux inquiétudes concrètes, défendre les libertés et proposer un horizon partagé, car c’est la justice sociale qui donne sa force au combat démocratique. Les victoires de l’extrême droite ne sont jamais écrites d’avance. Ses défaites se construisent.