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Mardi 6 octobre : le Parti socialiste appelle à manifester aux côtés des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s

- Lundi 5 octobre 2026

Demain, mar­di 6 octobre, lycéen·ne·s et étudiant·e·s mani­fes­te­ront par­tout en France pour récla­mer des condi­tions d’é­tudes dignes, avec le sou­tien d’or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales de l’Éducation natio­nale, de per­son­nels et de parents d’élèves.

Le Parti socia­liste apporte son plein sou­tien à cette mobi­li­sa­tion et appelle ses militant·e·s, ses élu·e·s et toutes celles et ceux qui par­tagent ces exi­gences à rejoindre les cor­tèges. À Paris, ren­dez-vous à 14h, place de la République.

Postes vacants, absences d’en­sei­gnants non rem­pla­cées, classes sur­char­gées, bâti­ments vétustes, sani­taires dégra­dés, cha­leurs extrêmes dans les salles de classe : les condi­tions d’é­tudes et d’en­sei­gne­ment sont trop sou­vent indignes de l’é­cole de la République. La jeu­nesse est plei­ne­ment fon­dée à exi­ger des moyens et des inves­tis­se­ments à la hau­teur de ce qu’on attend d’elle.

Le Parti socia­liste demande au gou­ver­ne­ment d’ou­vrir sans délai un dia­logue avec les orga­ni­sa­tions repré­sen­ta­tives des lycéen·ne·s, des étudiant·e·s et des per­son­nels, et d’y appor­ter des réponses concrètes, finan­cées et assor­ties d’un calen­drier de mise en œuvre.

Il demande éga­le­ment de reve­nir sur la réforme Blanquer du lycée, qui a désor­ga­ni­sé les cur­sus et fati­gué les équipes édu­ca­tives, et d’a­bro­ger Parcoursup, deve­nu une machine à fabri­quer de l’anxiété et de la déshu­ma­ni­sa­tion pour les élèves, les équipes péda­go­giques et les parents. L’orientation doit per­mettre à chaque jeune de construire son ave­nir, avec un accom­pa­gne­ment et des pers­pec­tives à la hau­teur de ses aspirations.

Comme il l’a rap­pe­lé dans son com­mu­ni­qué du 2 octobre, le Parti socia­liste réaf­firme son atta­che­ment à la liber­té de mani­fes­ter paci­fi­que­ment et condamne toutes les vio­lences, quelles qu’elles soient. Celles-ci ne sau­raient ser­vir à dis­cré­di­ter les reven­di­ca­tions légi­times de la jeunesse.

Il rap­pelle qu’il revient au gou­ver­ne­ment de pro­té­ger la jeu­nesse qui se mobi­lise, de garan­tir la sécu­ri­té de toutes et tous et de per­mettre l’exercice effec­tif de la liber­té de mani­fes­ter. Le Parti socia­liste ne peut accep­ter que des jeunes soient muti­lés en marge d’une mobi­li­sa­tion : l’usage des LBD et des gre­nades face à des lycéen·ne·s doit ces­ser. Les pou­voirs publics doivent éga­le­ment pré­ve­nir les vio­lences et empê­cher les cas­seurs d’agir : leurs actes mettent en dan­ger les manifestant·e·s et détournent l’attention des reven­di­ca­tions des lycéen·ne·s et des étudiant·e·s mobilisé·e·s.

Cette mobi­li­sa­tion exprime une inquié­tude pro­fonde face aux dif­fi­cul­tés de l’é­cole et à un ave­nir que trop de jeunes voient se fer­mer. Ces der­nières années, la jeu­nesse a trop sou­vent été regar­dée avec méfiance plu­tôt qu’é­cou­tée. Il est temps de lui refaire confiance, de recon­naître sa parole et de lui don­ner les moyens de ses ambi­tions. Le gou­ver­ne­ment doit entendre cette inquié­tude et y répondre par des actes.

Le 6 octobre, la jeu­nesse ne doit pas mar­cher seule. Le Parti socia­liste sera à ses côtés.

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