Mardi 30 juin, le Conseil national s’est prononcé pour que les militant·es puissent voter le 9 juillet prochain sur la stratégie présidentielle.
Le 9 juillet, les militants auront donc à choisir entre les deux questions soumises au vote :
le choix 1 , déposé par le TOA
Le 9 juillet, chacune et chacun d’entre vous tient entre ses mains la responsabilité de la qualification ou non de la gauche au second tour de la Présidentielle.
La question posée aux militant·es du Parti socialiste est simple et existentielle : voulons-nous poursuivre la stratégie de rassemblement de la gauche ou allons-nous nous résigner à faire cavalier seul comme en 2022, en étant les spectateurs d’une division annoncée et de notre défaite assurée ? Avec un risque supplémentaire : la possible victoire du RN. Nous ne l’acceptons pas.
Afin de créer une dynamique, nous proposons aux militant·es et sympathisant·es PS / Place publique un vote ouvert à 2€ pour désigner avant la fin du mois d’octobre le ou la candidat·e de notre famille politique.
Viendra ensuite le nécessaire rassemblement autour d’une candidature commune de la gauche démocratique et des écologistes. Ce rassemblement, nous le préparons depuis des mois en rencontrant nos partenaires, en échangeant avec tous. Nous proposons la seule méthode qui sera admise par eux, à savoir un départage démocratique.
Nous ne pouvons plus être dans l’incantation du rassemblement derrière nous, ni nous bercer d’illusions d’un Parti socialiste hégémonique et qui se suffit à lui-même. Si tel était le cas, la question de la stratégie ne serait pas un choix à faire mais une évidence unanime.
Nous avons besoin de souffle. La désignation ouverte d’abord, l’union avec nos partenaires ensuite. N’ayons peur de personne. La démocratie doit être la règle. Et nous croyons en la force de l’ouverture, qui nous a bénéficié par le passé notamment en 2012 et qui a donné lieu à nos plus belles victoires.
Ne faisons pas cette erreur et ce cadeau aux macronistes et à la gauche radicale qui n’attendent qu’une chose : prospérer de nos divisions pour attirer, chacun de leur côté, le vote utile des électeur·ices désespéré·es et voulant à tout prix éviter le Rassemblement national.
Nous avons besoin de dépasser ce que nous sommes tout en restant fidèle à notre identité. Pour un militant·e, la récompense n’est pas de participer seul·e à un choix qui mènerait à l’isolement, mais de donner une chance à notre parti de gagner l’élection présidentielle !
Faire le Choix 1, c’est donc fait le choix de l’ouverture et de l’union :
D’abord, un vote ouvert à tou.tes les militant·es et sympathisant·es PS / Place publique moyennant une participation de 2 euros pour désigner notre candidat·e et créer une dynamique populaire.
Ensuite, la recherche d’une candidature commune à la gauche démocratique et aux écologistes à l’élection présidentielle, via un départage démocratique, pour n’avoir qu’un.e candidat.e représentant notre camp politique et éviter la division entrainant la défaite ;
Enfin, c’est faire le choix d’une ligne politique et d’un périmètre clair, ancré à gauche et sans ambigüité quant à l’atterrissage final.
Pour retrouver et rejoindre la liste des soutiens du choix n°1, rdv sur pour-gagner.eu
le choix 2, déposé par les TOB & TOC
Qui comprend encore ce qui se passe dans notre parti ? Nous sommes dans un moment d’une extrême gravité. Partout les militants nous disent qu’ils sont désabusés et qu’ils désespèrent d’avoir une candidature capable de battre le RN. C’est le triste résultat de la stratégie d’enlisement et de flou méthodiquement entretenue par la direction depuis des mois.
Tous les partis ont leur candidat sauf le Parti socialiste. Tout le monde est en campagne sauf nous. Face à l’incapacité de la direction à mettre notre parti en ordre de marche et à son refus d’un compromis sur la stratégie présidentielle, nous avons obtenu que les militants tranchent.
Deux choix s’offrent à nous.
La proposition de la direction :
- prive les militants de leur droit de désigner eux-mêmes leur candidat à l’élection présidentielle : c’est la primaire de Glucksman à Ruffin sans Glucksman et sans Ruffin ;
- ne fixe ni date ni calendrier au risque d’un report de la désignation de notre candidat ;
- ne tranche pas la question de la primaire de Bagneux que la direction a refusé de mettre au vote des militants lors du Conseil National ;
- ne permet pas de préparer sérieusement l’élection présidentielle et le rassemblement de la gauche au moment même où le Rassemblement national est aux portes du pouvoir et où il faudrait déjà battre la campagne.
Le second choix est celui du respect des militants socialistes. Dans un parti démocratique, lorsqu’une question aussi fondamentale doit être tranchée, c’est aux militants qu’il revient de décider. L’élection présidentielle structure profondément notre vie politique. Il est temps que le Parti socialiste affirme sa volonté de départager la meilleure candidature. Celle capable d’être au 2nd tour de l’élection présidentielle et de gagner face au RN.
Nous défendons pour cela une idée simple : les militant·es – y compris les nouveaux adhérents du pôle socialiste qui nous rejoignent pour la campagne – doivent avoir le droit de désigner le candidat des socialistes à l’élection présidentielle.
Nous croyons aussi que l’union de la gauche est une dynamique politique, pas une simple addition d’appareils et de processus. Elle ne peut pas se résumer à un casting, mais suppose au contraire un projet de gouvernement, une stratégie de conquête pour la présidentielle comme pour les élections législatives.
En votant le choix n° 2, tu garantis que les militants socialistes désignent eux-mêmes leur candidat·e à l’élection présidentielle, qui se tournera ensuite vers le reste de la gauche afin de faire l’union. Tu redonnes la parole à celles et ceux qui font vivre notre parti. Tu permets enfin au Parti socialiste de retrouver une stratégie claire et un horizon. C’est la condition de la réussite de l’union de la gauche et des écologistes.
Pour sortir de l’impasse, votons le choix n° 2, rassemblons les socialistes qui n’en peuvent plus de nos divisions et de notre impuissance. Battons l’extrême droite.
Nicolas Mayer-Rossignol
Premier signataire du texte d’orientation Changer pour gagner
Boris Vallaud
Premier signataire du texte d’orientation Unir