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Serbie : la défaite du pouvoir nationaliste, une victoire pour la démocratie

- Lundi 26 octobre 2026

Le Parti socia­liste salue la vic­toire de la Liste étu­diante aux élec­tions légis­la­tives anti­ci­pées du 25 octobre en Serbie. En recon­nais­sant sa défaite au vu des résul­tats pré­li­mi­naires, Aleksandar Vučić, ancien pré­sident de la République et can­di­dat au poste de Premier ministre, a pris acte de la volon­té d’alternance expri­mée par les élec­trices et les élec­teurs, après qua­torze années de domi­na­tion de la vie poli­tique par son camp.

Cette vic­toire est celle d’une mobi­li­sa­tion citoyenne excep­tion­nelle. Depuis près de deux ans, les étu­diants, rejoints par une large par­tie de la socié­té serbe, ont tenu face aux vio­lences, aux pres­sions et aux cam­pagnes de dés­in­for­ma­tion. Après la catas­trophe de la gare de Novi Sad, qui a coû­té la vie à seize per­sonnes, ils ont fait de l’exigence de véri­té et de jus­tice un com­bat contre la cor­rup­tion et pour des ins­ti­tu­tions au ser­vice de toutes et tous.

Par leur déter­mi­na­tion, puis par une par­ti­ci­pa­tion record, les Serbes ont rap­pe­lé qu’aucun pou­voir ne peut confis­quer indé­fi­ni­ment l’avenir d’un peuple. Même lorsqu’un pou­voir concentre les moyens de l’État et ver­rouille l’espace média­tique, l’alternance démo­cra­tique reste possible.

La volon­té popu­laire doit main­te­nant être plei­ne­ment res­pec­tée. Les irré­gu­la­ri­tés et inci­dents signa­lés par les obser­va­teurs indé­pen­dants doivent être exa­mi­nés. La pro­cla­ma­tion des résul­tats défi­ni­tifs doit se dérou­ler en toute trans­pa­rence et ouvrir la voie à une tran­si­tion paci­fique. La sécu­ri­té de toutes et tous, les liber­tés publiques, l’indépendance de la jus­tice et le plu­ra­lisme des médias doivent être garantis.

L’Union euro­péenne a une res­pon­sa­bi­li­té : sou­te­nir les aspi­ra­tions démo­cra­tiques de la socié­té serbe et don­ner une pers­pec­tive cré­dible à son ave­nir euro­péen. Elle ne peut plus tran­si­ger sur l’État de droit au nom d’une sta­bi­li­té qui a trop long­temps pro­fi­té à un pou­voir auto­ri­taire, lequel refu­sait par ailleurs de s’aligner sur les sanc­tions euro­péennes contre la Russie. Le Parti socia­liste et ses élus au Parlement euro­péen plai­de­ront pour que l’Union accom­pagne concrè­te­ment la tran­si­tion, notam­ment par un sou­tien aux médias indé­pen­dants, à la socié­té civile et aux réformes de la jus­tice. La démo­cra­tie, la coopé­ra­tion et la paix dans les Balkans doivent gui­der son action.

Le Parti socia­liste se tient aux côtés de la jeu­nesse et de la socié­té civile serbes. Cette vic­toire est la leur ; la tâche qui s’ouvre, recons­truire des ins­ti­tu­tions dignes de confiance, sera plus dif­fi­cile encore. Elles pour­ront comp­ter sur notre solidarité.

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