Les organisateurs de la primaire s’insurgent contre l’article publié ce lundi 2 novembre sur le site du Canard enchaîné et relayé sur X jetant le doute sur la véracité de la cyberattaque dont a été victime la primaire de la gauche socialiste et démocratique le vendredi 9 octobre dernier.
Il ne s’agit ni d’un “plantage informatique” ni d’une mauvaise anticipation du nombre de votants comme l’évoquent sans preuves les auteurs de l’article mais bel et bien d’une cyberattaque déployée par des séries de bots. En effet, lors de l’ouverture du scrutin, les infrastructures du système de vote électronique ont fait l’objet de tentatives de connexions malveillantes massives et automatisées générant simultanément un volume de connexions représentant plusieurs fois la totalité du corps électoral attendu et connu trois jours avant la date du scrutin.
Dans un contexte de multiplication des attaques cybers envers les administrations et des partis politiques, les services de l’Etat ont été sollicités dès la première heure de l’attaque, sans aucune intervention de leur part.
La tenue du scrutin a pu être rétablie au moyen des actions de remédiation conduites intégralement sous le contrôle d’un expert indépendant comme l’exigent les scrutins de ce niveau de sensibilité. Les contrôles d’intégrité menés par cette même autorité ont donné pleinement satisfaction.
Ces accusations mensongères n’ont fait l’objet d’aucune vérification ni contradictoire avant leur publication. Elles portent une atteinte grave à l’intégrité des partis démocratiques qui ont organisé le scrutin. De telles méthodes nourrissent une post-vérité à laquelle un journal d’investigation ne peut se prêter.
Aussi, les organisateurs se réservent le droit de porter plainte en diffamation contre le Canard enchaîné auprès de qui ils sollicitent de surcroît un droit de réponse.