- Mercredi 2 septembre
Le gouvernement allemand vient d’établir officiellement la responsabilité de la Russie dans la tentative d’attentat menée au moyen d’un drone chargé d’explosifs contre l’aéroport de Leipzig/Halle.
Cette tentative d’attentat, qui présente, selon la haute représentante de l’Union européenne, toutes les caractéristiques d’un acte de terrorisme soutenu par un État, s’inscrit dans la multiplication des opérations hybrides conduites, soutenues ou commanditées par Moscou en Europe : sabotages, cyberattaques, ingérences, campagnes de désinformation et menaces contre des infrastructures stratégiques. En recourant à de telles méthodes sur le territoire européen, le régime russe franchit un seuil supplémentaire dans sa confrontation avec nos démocraties.
Le Parti socialiste appelle la France et l’Union européenne à prendre pleinement la mesure de cette menace. Leipzig n’est pas un fait divers : l’aéroport visé participe notamment à la logistique du soutien à l’Ukraine. Nous le savions déjà : la confrontation avec la Russie ne se limite pas au champ de bataille ukrainien ; elle touche déjà directement le territoire et la sécurité de l’Europe.
Notre réponse doit être celle d’une démocratie qui se protège : lucide face à la menace, ferme envers ceux qui l’organisent et déterminée à défendre ses intérêts, tout en restant fidèle à l’État de droit et au contrôle démocratique.
La sécurité de la France est indissociable de celle de ses partenaires européens. Les opérations hybrides ne constituent pas une forme secondaire de conflictualité : lorsqu’un État organise ou commandite des sabotages ou des tentatives d’attentat en Europe, c’est notre sécurité, notre souveraineté et notre démocratie qui sont visées.
Le Parti socialiste demande au Gouvernement :
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De réaffirmer que la France se tient prête à honorer pleinement ses obligations envers ses partenaires européens, notamment dans le cadre de la clause de défense mutuelle prévue par les traités. Les adversaires de la France et de ses partenaires doivent savoir que notre solidarité européenne ne fera jamais défaut.
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De renforcer la protection des infrastructures critiques françaises, notamment les aéroports, ports, réseaux énergétiques et numériques, installations militaires et sites industriels stratégiques, en particulier contre les drones, les intrusions et les opérations de sabotage.
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De mieux coordonner l’action des services de renseignement, des forces de sécurité et des autorités judiciaires afin d’identifier les réseaux impliqués et de les entraver administrativement, financièrement et judiciairement.
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De porter une réponse européenne coordonnée, comprenant des sanctions ciblées contre les responsables politiques et militaires, les membres des services de renseignement ainsi que les personnes et les entités impliquées dans la préparation ou l’exécution de ces opérations.
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De renforcer les moyens de lutte contre les ingérences étrangères, notamment en matière de cybersécurité, de protection des processus électoraux et de lutte contre la désinformation.
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De poursuivre et d’amplifier le soutien à l’Ukraine. La sécurité de l’Ukraine et celle du continent européen sont définitivement indissociables.
Protéger nos démocraties, nos infrastructures et notre souveraineté européenne exige de la fermeté, de l’anticipation et de la solidarité. L’Europe doit faire comprendre à Moscou qu’aucune attaque menée sur son territoire ne restera sans réponse.