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Pour un budget plus juste, la mobilisation continue !

Depuis 3 semaines, les dépu­tées et dépu­tés socia­listes et appa­ren­tés sont for­te­ment mobi­li­sés dans l’hémicycle afin de démon­trer qu’un autre bud­get est possible : 

  • Un bud­get qui exo­nère d’ef­fort les classes popu­laires et moyennes et sou­tient les plus fra­giles de nos concitoyens ;
  • Un bud­get qui met davan­tage à contri­bu­tion les plus aisés, les très grandes entre­prises et le monde de la finance ;
  • Un bud­get qui porte des mesures de relance éco­no­mique via un sou­tien au sec­teur du loge­ment, à nos petites et moyennes entre­prises et aux col­lec­ti­vi­tés territoriales.

Grâce à notre mobi­li­sa­tion et à celle des groupes de gauche, nous avons amé­lio­ré la copie ini­tiale du gou­ver­ne­ment et fait adop­ter 82 amen­de­ments socia­listes pour plus de jus­tice fis­cale et sociale.

Nous avons notam­ment sup­pri­mé la hausse de la taxe sur l’électricité ; péren­ni­sé la contri­bu­tion dite “excep­tion­nelle” sur les super-riches ; créé une taxe sur les super-divi­dendes et aug­men­té la taxe sur les tran­sac­tions finan­cières ; indexé les moyens des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales sur l’inflation ; bais­sé la TVA sur le loge­ment social ; défis­ca­li­sé les pen­sions ali­men­taires des familles mono­pa­ren­tales ; réduit le reste à charge de l’ensemble des rési­dents en mai­sons de retraite …

Nous regret­tons néan­moins que le Rassemblement natio­nal ait pu faire adop­ter son amen­de­ment pro­po­sant de bais­ser la contri­bu­tion fran­çaise au bud­get de l’Union euro­péenne, du fait de la démo­bi­li­sa­tion du bloc macro­niste. Afin de ne pas enta­cher ce bud­get avec cette pro­po­si­tion de l’extrême-droite, nous avons deman­dé une seconde déli­bé­ra­tion sur ce sujet, qui nous a mal­heu­reu­se­ment été refu­sée par le gou­ver­ne­ment et les groupes qui le sou­tiennent. Nous fai­sons désor­mais confiance au Sénat, et par­ti­cu­liè­re­ment aux séna­trices et séna­teurs socia­listes, pour pré­se­ver cette contribution.

Parce que nous avons amé­lio­ré la copie ini­tiale du gou­ver­ne­ment avec nos amen­de­ments adop­tés, même si le texte res­tait impar­fait, et que nous tenions à dis­cu­ter de la seconde par­tie rela­tive aux dépenses du bud­get de l’État, les dépu­tées et dépu­tés socia­listes et appa­ren­tés ont voté pour la par­tie recettes du pro­jet de loi de finances cet après-midi.

Malheureusement, les droites et l’ex­trême-droite ont voté contre, condui­sant au rejet du texte et donc à l’arrêt des débats sur les cré­dits bud­gé­taires. Concrètement, nous ne pour­rons par exemple ni débattre de la sup­pres­sion de
4 000 postes dans l’Éducation natio­nale, ni de la réduc­tion des moyens accor­dés à la tran­si­tion éco­lo­gique et au minis­tère des outre-mer.

Nous dénon­çons ce contour­ne­ment de l’Assemblée natio­nale orga­ni­sé par le gou­ver­ne­ment et les groupes qui le soutiennent.

En lien avec nos col­lègues séna­trices et séna­teurs socia­listes, nous conti­nue­rons à nous mobi­li­ser pour pro­té­ger les classes popu­laires et moyennes qui n’ont que leur tra­vail pour vivre, faire contri­buer les ménages et les entre­prises les plus riches et défendre nos ser­vices publics et nos col­lec­ti­vi­tés territoriales. 

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