Le Bureau national du Parti socialiste exprime sa plus vive inquiétude et sa condamnation la plus ferme à la suite des déclarations du président des États-Unis, Donald Trump, menaçant explicitement l’Iran de la destruction d’ « une civilisation entière ».
Ces propos ne sont pas seulement une provocation. Ils traduisent une dérive profonde de la politique internationale américaine, où la menace d’anéantissement prend le pas sur toute logique diplomatique.
Pour la première fois, à ce niveau de responsabilité depuis des décennies, ce n’est pas seulement un régime qui est visé — aussi ignoble soit-il — mais un peuple, une histoire, une civilisation parmi les plus anciennes et les plus riches du monde.
En cela, cette menace est inédite. Elle rompt avec les principes fondamentaux du droit international. Elle fait ressurgir l’idée, que l’on croyait à jamais disqualifiée, selon laquelle la destruction d’un peuple pourrait constituer un horizon politique — écho contemporain au delenda Carthago.
Le Parti socialiste rappelle avec force que le régime des mollahs est une théocratie sanguinaire aux mains des gardiens de la Révolution, qui réprime son peuple et écrase les libertés fondamentales. Mais rien — absolument rien — ne saurait justifier que l’on menace un peuple dans son existence même, ni que l’on confonde délibérément un régime et la civilisation qu’il prétend incarner.
Ces déclarations interviennent dans un contexte d’enlisement stratégique préoccupant. La politique conduite par Donald Trump apparaît aujourd’hui sans buts clairs, sans stratégie lisible et sans résultats tangibles : le détroit d’Ormuz demeure sous tension, avec des conséquences directes sur les prix de l’énergie ; la question du contrôle du programme nucléaire iranien est reléguée au second plan ; le régime des mollahs, annoncé comme affaibli, demeure en place et poursuit une répression féroce ; la guerre s’étend désormais à l’échelle régionale, faisant peser un risque majeur d’embrasement.
Face à cette impasse, la fuite en avant verbale et militaire ne peut tenir lieu de stratégie. Elle ne fait qu’aggraver les tensions et accroître les risques pour la paix mondiale.
Le Parti socialiste le dit avec gravité : cette dérive est inacceptable.
Il appelle :
- Les autorités américaines à revenir immédiatement à une parole responsable et à renoncer à toute logique d’anéantissement ;
- A une reprise urgente des initiatives diplomatiques sous l’égide des Nations unies ;
- La France et l’Union européenne à porter une voix claire, indépendante et exigeante pour prévenir l’escalade et rouvrir les voies du dialogue.
Dans un monde déjà fragilisé par les conflits et les crises, la menace de destruction d’un peuple ne peut être ni relativisée ni banalisée.
Car il n’y a pas de paix possible lorsque la guerre vise les civilisations elles-mêmes.
Face à cette impasse, la fuite en avant verbale et militaire ne peut tenir lieu de stratégie. Elle ne fait qu’aggraver les tensions et accroître les risques pour la paix mondiale.
Le Parti socialiste le dit avec gravité : cette dérive est inacceptable.
Il appelle :
- Les autorités américaines à revenir immédiatement à une parole responsable et à renoncer à toute logique d’anéantissement ;
- A une reprise urgente des initiatives diplomatiques sous l’égide des Nations unies ;
- La France et l’Union européenne à porter une voix claire, indépendante et exigeante pour prévenir l’escalade et rouvrir les voies du dialogue.
Dans un monde déjà fragilisé par les conflits et les crises, la menace de destruction d’un peuple ne peut être ni relativisée ni banalisée.
Car il n’y a pas de paix possible lorsque la guerre vise les civilisations elles-mêmes.