Au Moyen-Orient, la situation n’en finit pas de se dégrader et la guerre s’étend désormais à l’échelle régionale, avec des conséquences directes pour nos concitoyennes et concitoyens.
L’absence de stratégie claire et de buts de guerre définis par Donald Trump constitue un facteur majeur d’instabilité. L’imprévisibilité ne peut tenir lieu de politique internationale : elle alimente au contraire les risques d’escalade.
Dans le même temps, le régime iranien demeure en place. Il poursuit sa logique sanguinaire, maintenant son peuple sous contrainte et réprimant toute opposition. La recherche de la paix ne peut faire l’économie d’un processus permettant au peuple iranien de décider librement de son avenir, dans le respect du droit et des principes de la justice internationale.
La guerre s’étend désormais à l’ensemble de la région. Au Liban, les affrontements à la frontière sud ont déjà fait de nombreuses victimes et des milliers de déplacés, plongeant à nouveau le pays dans le chaos et l’incertitude. Le Parti socialiste appelle au cessez-le-feu immédiat et condamne la menace israélienne d’invasion terrestre qui serait une atteinte à la souveraineté de l’État libanais. La France doit s’en porter garante. Ces affrontements ont également affecté les forces de la FINUL. Le Parti socialiste rend hommage aux Casques bleus, notamment aux soldats français engagés dans cette mission, et rappelle l’impératif absolu de garantir leur sécurité.
En Israël, le gouvernement d’extrême droite poursuit une politique de terreur à l’encontre des Palestiniens. À Gaza, toujours soumis au blocus, la situation humanitaire atteint un niveau critique et, en Cisjordanie, les violences à l’encontre des Palestiniens se multiplient. Le Parti socialiste appelle à la mise en œuvre des résolutions des Nations unies pour mettre fin à la colonisation illégale et demande que l’Union européenne tire toutes les conséquences de cette situation, notamment en suspendant l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, au regard du respect du droit international. Il soutient les agences de l’ONU, les ONG et les travailleurs humanitaires désormais interdits à Gaza et en Cisjordanie. Le Parti socialiste réitère sa position historique : l’engagement d’une solution politique à deux États vivant en paix et en sécurité.
Le Bureau national condamne avec la plus grande fermeté l’adoption par le Parlement israélien d’une loi instaurant la peine de mort pour des Palestiniens jugés par des juridictions militaires. Cette législation, dénoncée par de nombreuses autorités et organisations en Israël comme discriminatoire et contraire au droit international, constitue une nouvelle rupture grave avec les principes fondamentaux de l’État de droit et une escalade préoccupante dans le traitement des populations palestiniennes.
Face à ces dérives, la France et l’Europe doivent porter une ligne claire : celle du droit, du multilatéralisme et de la désescalade.
À ce titre, la décision de Pedro Sánchez de fermer l’espace aérien espagnol aux avions militaires engagés dans les opérations en cours constitue un choix de responsabilité. Elle trace une ligne claire : celle du refus de l’engrenage militaire. L’Europe doit assumer cette orientation et peser collectivement pour la désescalade. Le Parti socialiste demande au chef de l’État d’appliquer en France la même position.
Mais cette guerre a aussi des conséquences directes pour nos concitoyens. La hausse des prix de l’énergie et des carburants pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des Françaises et des Français. Il appelle à des mesures ciblées sur les ménages les plus vulnérables et les plus dépendants de l’usage de leur véhicule.
C’est pourquoi, le Parti socialiste propose la mise en place d’un chèque énergie ainsi que l’examen du recours aux réserves stratégiques, afin d’amortir les hausses brutales des prix.
Les solutions du Rassemblement national sont de fausses solutions. Les exemples sont légion de baisse de la TVA qui ne se répercutent pas sur les consommateurs. Par ailleurs, ce qui est retranché de la poche des automobilistes à la pompe se répercute sur celle des contribuables, car les 5 à 10 milliards par an de cette mesure seront repris autrement aux classes populaires et moyennes, qui portent l’essentiel de l’effort fiscal du pays.
L’État doit s’engager à réutiliser l’ensemble des surtaxes perçues du fait de l’augmentation du prix du baril, pour la défense du pouvoir d’achat de nos concitoyennes et concitoyens.
Parce que les désordres du monde ne doivent pas être payés par les plus modestes, le Parti socialiste appelle à une réponse cohérente : agir pour la paix, faire respecter le droit et protéger concrètement les Françaises et les Français.