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Résolution du bureau national du 31 mars 2026

Au Moyen-Orient, la situa­tion n’en finit pas de se dégra­der et la guerre s’étend désor­mais à l’échelle régio­nale, avec des consé­quences directes pour nos conci­toyennes et concitoyens.

L’absence de stra­té­gie claire et de buts de guerre défi­nis par Donald Trump consti­tue un fac­teur majeur d’instabilité. L’imprévisibilité ne peut tenir lieu de poli­tique inter­na­tio­nale : elle ali­mente au contraire les risques d’escalade.

Dans le même temps, le régime ira­nien demeure en place. Il pour­suit sa logique san­gui­naire, main­te­nant son peuple sous contrainte et répri­mant toute oppo­si­tion. La recherche de la paix ne peut faire l’économie d’un pro­ces­sus per­met­tant au peuple ira­nien de déci­der libre­ment de son ave­nir, dans le res­pect du droit et des prin­cipes de la jus­tice internationale.

La guerre s’étend désor­mais à l’ensemble de la région. Au Liban, les affron­te­ments à la fron­tière sud ont déjà fait de nom­breuses vic­times et des mil­liers de dépla­cés, plon­geant à nou­veau le pays dans le chaos et l’incertitude. Le Parti socia­liste appelle au ces­sez-le-feu immé­diat et condamne la menace israé­lienne d’invasion ter­restre qui serait une atteinte à la sou­ve­rai­ne­té de l’État liba­nais. La France doit s’en por­ter garante. Ces affron­te­ments ont éga­le­ment affec­té les forces de la FINUL. Le Parti socia­liste rend hom­mage aux Casques bleus, notam­ment aux sol­dats fran­çais enga­gés dans cette mis­sion, et rap­pelle l’impératif abso­lu de garan­tir leur sécurité.

En Israël, le gou­ver­ne­ment d’extrême droite pour­suit une poli­tique de ter­reur à l’encontre des Palestiniens. À Gaza, tou­jours sou­mis au blo­cus, la situa­tion huma­ni­taire atteint un niveau cri­tique et, en Cisjordanie, les vio­lences à l’encontre des Palestiniens se mul­ti­plient. Le Parti socia­liste appelle à la mise en œuvre des réso­lu­tions des Nations unies pour mettre fin à la colo­ni­sa­tion illé­gale et demande que l’Union euro­péenne tire toutes les consé­quences de cette situa­tion, notam­ment en sus­pen­dant l’accord d’association entre l’Union euro­péenne et Israël, au regard du res­pect du droit inter­na­tio­nal. Il sou­tient les agences de l’ONU, les ONG et les tra­vailleurs huma­ni­taires désor­mais inter­dits à Gaza et en Cisjordanie. Le Parti socia­liste réitère sa posi­tion his­to­rique : l’engagement d’une solu­tion poli­tique à deux États vivant en paix et en sécurité.

Le Bureau natio­nal condamne avec la plus grande fer­me­té l’adoption par le Parlement israé­lien d’une loi ins­tau­rant la peine de mort pour des Palestiniens jugés par des juri­dic­tions mili­taires. Cette légis­la­tion, dénon­cée par de nom­breuses auto­ri­tés et orga­ni­sa­tions en Israël comme dis­cri­mi­na­toire et contraire au droit inter­na­tio­nal, consti­tue une nou­velle rup­ture grave avec les prin­cipes fon­da­men­taux de l’État de droit et une esca­lade pré­oc­cu­pante dans le trai­te­ment des popu­la­tions palestiniennes.

Face à ces dérives, la France et l’Europe doivent por­ter une ligne claire : celle du droit, du mul­ti­la­té­ra­lisme et de la désescalade.

À ce titre, la déci­sion de Pedro Sánchez de fer­mer l’espace aérien espa­gnol aux avions mili­taires enga­gés dans les opé­ra­tions en cours consti­tue un choix de res­pon­sa­bi­li­té. Elle trace une ligne claire : celle du refus de l’engrenage mili­taire. L’Europe doit assu­mer cette orien­ta­tion et peser col­lec­ti­ve­ment pour la déses­ca­lade. Le Parti socia­liste demande au chef de l’État d’appliquer en France la même position.

Mais cette guerre a aus­si des consé­quences directes pour nos conci­toyens. La hausse des prix de l’énergie et des car­bu­rants pèse lour­de­ment sur le pou­voir d’achat des Françaises et des Français. Il appelle à des mesures ciblées sur les ménages les plus vul­né­rables et les plus dépen­dants de l’usage de leur véhicule.

C’est pour­quoi, le Parti socia­liste pro­pose la mise en place d’un chèque éner­gie ain­si que l’examen du recours aux réserves stra­té­giques, afin d’amortir les hausses bru­tales des prix.

Les solu­tions du Rassemblement natio­nal sont de fausses solu­tions. Les exemples sont légion de baisse de la TVA qui ne se réper­cutent pas sur les consom­ma­teurs. Par ailleurs, ce qui est retran­ché de la poche des auto­mo­bi­listes à la pompe se réper­cute sur celle des contri­buables, car les 5 à 10 mil­liards par an de cette mesure seront repris autre­ment aux classes popu­laires et moyennes, qui portent l’essentiel de l’effort fis­cal du pays.

L’État doit s’engager à réuti­li­ser l’ensemble des sur­taxes per­çues du fait de l’augmentation du prix du baril, pour la défense du pou­voir d’achat de nos conci­toyennes et concitoyens.

Parce que les désordres du monde ne doivent pas être payés par les plus modestes, le Parti socia­liste appelle à une réponse cohé­rente : agir pour la paix, faire res­pec­ter le droit et pro­té­ger concrè­te­ment les Françaises et les Français.

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