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Parcoursup : stop au business de l’angoisse !

- Lundi 19 janvier

Ce lun­di 19 jan­vier 2026 marque l’ouverture de la pla­te­forme Parcoursup pour près d’un mil­lion de jeunes. Une nou­velle fois, cette étape déci­sive se déroule dans un cli­mat d’angoisse mas­sive pour les lycéennes et lycéens et leurs familles. Depuis plu­sieurs années, le Parti socia­liste alerte sur les effets délé­tères de ce sys­tème, qui orga­nise la pénu­rie et laisse pros­pé­rer un mar­ché pri­vé de l’orientation fon­dé sur la peur.

Car Parcoursup n’est pas une poli­tique d’orientation. C’est avant tout un outil de ges­tion admi­nis­tra­tive de la rare­té des places dans l’enseignement supé­rieur, consé­quence directe d’un sous-inves­tis­se­ment durable. En fai­sant peser sur les élèves et leurs familles la res­pon­sa­bi­li­té de choix contraints, le sys­tème masque l’échec des poli­tiques publiques et trans­forme une étape édu­ca­tive en épreuve anxiogène.

Dans ce contexte, un véri­table busi­ness de l’orientation s’est déve­lop­pé. Des entre­prises pri­vées pro­posent, sans enca­dre­ment ni cer­ti­fi­ca­tion, des pres­ta­tions cen­sées « opti­mi­ser » les dos­siers Parcoursup. Les tarifs sont exor­bi­tants : entre 60 et 100 euros de l’heure, jusqu’à 1 200 euros pour quelques séances. Cette mar­chan­di­sa­tion de l’angoisse n’est pas une dérive mar­gi­nale : elle est deve­nue structurelle.

Si ce mar­ché pros­père, c’est aus­si parce que l’Éducation natio­nale n’a pas les moyens d’assurer sa mis­sion. Avec en moyenne un psy­cho­logue de l’Éducation natio­nale pour 1 500 élèves, l’accompagnement indi­vi­dua­li­sé est impos­sible. Ce vide est aus­si­tôt com­blé par le sec­teur pri­vé — au béné­fice exclu­sif des familles les plus aisées.

Cette pri­va­ti­sa­tion ram­pante de l’orientation creuse les inéga­li­tés sociales et rompt l’égalité d’accès à l’enseignement supé­rieur. Elle est lar­ge­ment pas­sée sous silence par un minis­tère de l’Enseignement supé­rieur atten­tiste, alors même que l’urgence est connue et documentée.

Le Parti socia­liste appelle le gou­ver­ne­ment à agir. L’orientation ne peut pas être un mar­ché. Elle doit rede­ve­nir un ser­vice public humain, lisible et éman­ci­pa­teur.
La jeu­nesse mérite mieux qu’une course à l’angoisse : elle mérite du temps, de l’écoute et de l’égalité.

 

Olivier Faure, Premier secré­taire du Parti socialiste

Alexane Riou, Secrétaire natio­nale à l’enseignement supé­rieur et à la recherche

 

 

 

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