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Dermatose nodulaire contagieuse : Protéger les élevages, agir avec justice et responsabilité

Vendredi 19 décembre,

La der­ma­tose nodu­laire conta­gieuse (DNC) consti­tue une crise sani­taire majeure pour l’élevage bovin fran­çais. Elle frappe dure­ment des ter­ri­toires déjà fra­gi­li­sés et plonge de nombreu.x.ses éle­veurs, éle­veuses, et leurs familles dans une inquié­tude pro­fonde. Le Parti socia­liste exprime sa soli­da­ri­té totale avec les éle­veurs et les éle­veuses concernés.

Face à cette épi­zoo­tie, la prio­ri­té doit être claire : enrayer dura­ble­ment la mala­die pour évi­ter son ins­tal­la­tion pérenne dans le pay­sage agri­cole fran­çais. Cette action doit s’appuyer sur la science, l’expertise vété­ri­naire et les ensei­gne­ments tirés des pré­cé­dentes crises sani­taires en Europe, notam­ment dans les Balkans entre 2015 et 2017.

Le Parti socia­liste sou­tient la mise en œuvre de pro­to­coles sani­taires effi­caces, com­bi­nant vac­ci­na­tion à large échelle, mesures de bio­sé­cu­ri­té ren­for­cées et inter­ven­tions ciblées. Ces pro­to­coles doivent pou­voir évo­luer, être éva­lués en conti­nu, et faire l’objet d’une concer­ta­tion étroite avec les pro­fes­sion­nels, les col­lec­ti­vi­tés et les scien­ti­fiques. Nous pre­nons acte de la mise en place d’une cel­lule indé­pen­dante de dia­logue scien­ti­fique et appe­lons à ce que ses tra­vaux soient plei­ne­ment pris en compte.

Mais la réponse à la DNC ne peut être uni­que­ment sanitaire.

La res­pon­sa­bi­li­té des pou­voirs publics est plei­ne­ment enga­gée pour garantir :

  • Une indem­ni­sa­tion immé­diate, inté­grale et juste des éle­veurs et éle­veuses touché.e.s, incluant l’ensemble des pertes économiques,
  • La pré­ser­va­tion du capi­tal géné­tique et la recons­ti­tu­tion effec­tive des cheptels,
  • Un accom­pa­gne­ment durable des exploi­ta­tions affec­tées par les res­tric­tions, y com­pris celles situées dans les zones réglementées.

L’acceptabilité des mesures sani­taires est une condi­tion essen­tielle de leur effi­ca­ci­té. Elle sup­pose le dia­logue, la trans­pa­rence et le res­pect, et exclut toute sur­en­chère dans le recours aux forces de l’ordre. Les pro­fes­sion­nels de la san­té ani­male, dont l’engagement est indis­pen­sable, doivent être plei­ne­ment sou­te­nus et reconnus.

Sur le plan euro­péen, le Parti socia­liste demande au gou­ver­ne­ment fran­çais d’agir fer­me­ment auprès de la Commission euro­péenne afin de per­mettre la com­mer­cia­li­sa­tion des ani­maux et des viandes issus de zones indemnes sous sta­tut vac­ci­nal, et de pré­ve­nir toute fer­me­ture injus­ti­fiée de mar­chés, notam­ment hors Union euro­péenne. Une véri­table diplo­ma­tie ali­men­taire euro­péenne est indis­pen­sable pour pro­té­ger nos filières.

Enfin, cette crise révèle une fois de plus un malaise agri­cole pro­fond. Elle rap­pelle l’urgence d’une poli­tique struc­tu­relle de sou­tien à l’élevage : une PAC forte et pro­tec­trice, le refus de l’accord Mercosur, incom­pa­tible avec nos exi­gences sani­taires, cli­ma­tiques et sociales, et un meilleur par­tage de la valeur au pro­fit des agri­cul­teurs et des agricultrices.

Le Parti socia­liste conti­nue­ra de por­ter, au niveau natio­nal comme euro­péen, une ligne claire : pro­té­ger la san­té ani­male, défendre les éle­veurs et éle­veuses, et garan­tir l’avenir de l’élevage français.

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