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Budget 2026 : Quand l’obstination libérale concurrence la violence sociale et écologique


Après des semaines à dra­ma­ti­ser la situa­tion bud­gé­taire du pays et à poser le chiffre de 40 mil­liards comme un fétiche, le Premier ministre vient de rendre ses arbi­trages bud­gé­taires.
À tous égards le cumul des mesures annon­cées aura des consé­quences graves sur le pou­voir d’achat des ménages.

Le défi­cit des finances publiques ne vient pas des dépenses, mais du désar­me­ment fis­cal déci­dé depuis 2017 par Emmanuel Macron : chaque année, ce sont en moyenne 60 à 65 mil­liards d’euros de recettes fis­cales qui sont détruites, prin­ci­pa­le­ment au béné­fice des plus aisés. Pour le résoudre, François Bayrou veut faire payer encore un peu plus tous les Français dont l’impôt va aug­men­ter avec le gel du barème de l’IR, en par­ti­cu­lier les petits reve­nus et les sala­riés modestes, tout en conti­nuant à épar­gner les super riches. La sup­pres­sion des jours fériés est à ce titre le sym­bole d’un gou­ver­ne­ment qui en est réduit à faire tra­vailler plus les Français pour assu­rer le train de vie de quelques pri­vi­lé­giés – à ce titre, vou­loir sup­pri­mer le 8 mai, le jour de la vic­toire contre le nazisme, est une faute morale et historique.

L’année blanche pro­po­sée par le Premier ministre est une déci­sion pares­seuse de courte vue mais sur­tout dan­ge­reuse. Elle ne résout rien à terme ; ren­force les injus­tices puisqu’elle péna­lise trois fois plus les plus pauvres que les plus riches ; et évite de réorien­ter les inves­tis­se­ments vers des dépenses immé­diates et utiles aux Français en matière sociale et de lutte contre le réchauf­fe­ment cli­ma­tique. Enfin, ⁠⁠le gel des dépenses de l’État va une fois encore fra­gi­li­ser les ser­vices publics et sur­tout péna­li­ser les Français dans les ter­ri­toires ruraux et les petites villes. Alors que le sen­ti­ment de relé­ga­tion pré­vaut dans de nom­breux ter­ri­toires, le Parti Socialiste ne peut accep­ter la pour­suite de la ponc­tion sur les res­sources des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales (DILICO). Une telle pers­pec­tive se tra­dui­ra par une dimi­nu­tion des ser­vices publics du quo­ti­dien, au détri­ment de nos concitoyens.

Sur le plan des dépenses, le Parti socia­liste dénonce la mise en œuvre, une nou­velle fois, d’une poli­tique de rabots injustes sur le bud­get de l’État et irres­pon­sables sur le bud­get de la Sécurité sociale. Ce sont tou­jours les mêmes qui subi­ront cette poli­tique aus­té­ri­taire et ces reculs de prises en charge des malades et des per­sonnes frap­pées par des dif­fi­cul­tés : per­sonnes en situa­tion de pré­ca­ri­té, familles mono­pa­ren­tales et femmes iso­lées, per­sonnes frap­pées par des acci­dents de la vie, retrai­tés… livrés à la bru­ta­li­té du gouvernement.

Le Parti socia­liste est plei­ne­ment conscient de la crise bud­gé­taire actuelle et des besoins de finan­ce­ment pour répondre notam­ment aux enjeux de tran­si­tion éco­lo­gique, de lutte contre la pau­vre­té et de tran­si­tion éco­lo­gique. Mais pour amé­lio­rer les recettes de l’État, un che­min juste existe : par la réforme de la fis­ca­li­té sur les gros patri­moines et l’accroissement de la pro­gres­si­vi­té de la fis­ca­li­té des revenus.

La copie pré­sen­tée est pure­ment inac­cep­table. Les socia­listes feront leurs propres pro­po­si­tions à la ren­trée pro­chaine. Sur les bases actuelles, la cen­sure est la seule perspective.

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