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Accord UE-Mercosur : une victoire politique pour nos agriculteur·ice·s, nos consommateur·ice·s et les territoires

 

- Mercredi 21 jan­vier 2026

Aujourd’hui, le Parlement euro­péen a voté la sai­sine de la Cour de jus­tice de l’Union euro­péenne afin de véri­fier la confor­mi­té de l’accord UE-Mercosur avec les trai­tés européens.

Cette déci­sion consti­tue une vic­toire poli­tique majeure.
Obtenue dans un rap­port de force ser­ré, à dix voix près, elle est le fruit de plu­sieurs mois de mobi­li­sa­tion, de la déter­mi­na­tion des eurodéputé·e·s socia­listes, et de la mobi­li­sa­tion sur le ter­rain des agriculteur·ice·s et des élu·e·s locaux.

Depuis des mois, les socia­listes portent la voix de celles et ceux qui vivent, tra­vaillent et pro­duisent dans nos ter­ri­toires : agri­cul­teur·ice·s, éle­veur·euse·s, coopé­ra­tives, élu·e·s muni­ci­paux et dépar­te­men­taux, acteur·ice·s de l’alimentation et de la tran­si­tion agri­cole.
Cette voix a été entendue.

La sai­sine de la Cour de jus­tice marque un coup d’arrêt salu­taire à un accord qui fait peser des menaces directes sur l’agriculture euro­péenne :

  • mise en concur­rence déloyale de nos pro­duc­teur·ice·s avec des filières ne res­pec­tant pas les mêmes normes sociales, sani­taires et environnementales ;
  • fra­gi­li­sa­tion de filières déjà confron­tées à des crises éco­no­miques, cli­ma­tiques et sanitaires ;
  • affai­blis­se­ment de la sou­ve­rai­ne­té ali­men­taire européenne.

L’accord UE-Mercosur com­porte en outre un méca­nisme dit de “rééqui­li­brage”, qui per­met­trait aux pays du Mercosur de récla­mer des com­pen­sa­tions à l’Union euro­péenne si celle-ci adop­tait des normes envi­ron­ne­men­tales ou sani­taires plus exi­geantes.
Un tel dis­po­si­tif menace direc­te­ment la sou­ve­rai­ne­té euro­péenne, en fai­sant peser un coût finan­cier sur toute ambi­tion éco­lo­gique ou sanitaire.

C’est aus­si une vic­toire pour les consommateur·ice·s, qui ont droit à une ali­men­ta­tion sûre, tra­çable, res­pec­tueuse de l’environnement et de la san­té publique.

Au moment où l’Europe appelle ses agri­cul­teur·ice·s à s’engager plei­ne­ment dans la tran­si­tion éco­lo­gique – réduc­tion des intrants, pro­tec­tion de la bio­di­ver­si­té, mon­tée en qua­li­té de l’alimentation – elle ne peut pas accep­ter des accords qui importent l’inverse de ce qu’elle exige sur son propre ter­ri­toire.

Ce serait une double peine pour les agri­cul­teur·rice·s, som­més de faire mieux tout en étant mis en concur­rence avec des modèles moins-disants ; et pour les ter­ri­toires ruraux, déjà fragilisés.

Les élu·e·s locaux le disent chaque jour sur le ter­rain : on ne pro­tège ni l’agriculture, ni le cli­mat, ni la cohé­sion sociale par des accords com­mer­ciaux dés­équi­li­brés.
La poli­tique com­mer­ciale euro­péenne doit être plei­ne­ment cohé­rente avec nos choix agri­coles, cli­ma­tiques et ali­men­taires.

 

Au-delà de la sai­sine, le Parti socia­liste demande solen­nel­le­ment à la France de s’opposer à toute ten­ta­tive d’application tran­si­toire ou pro­vi­soire de l’accord com­mer­cial inté­ri­maire, tant que la Cour de jus­tice de l’Union euro­péenne n’a pas ren­du sa décision.

Aucune mise en œuvre par­tielle ou anti­ci­pée ne serait accep­table, car elle revien­drait à contour­ner le contrôle démo­cra­tique et juri­dique exi­gé par le Parlement européen.

La pro­cé­dure enga­gée sus­pend désor­mais la rati­fi­ca­tion de l’accord.
Les Socialistes res­te­ront plei­ne­ment mobilisé·e·s, aux côtés des élu·e·s locaux, des agri­cul­teur·rice·s et des citoyen·ne·s, pour que l’Europe refuse tout trai­té qui menace son agri­cul­ture au moment même où elle doit réus­sir sa tran­si­tion.

 

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