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La liquidation de Brandt : un séisme industriel et humain

La liqui­da­tion du groupe Brandt, qui laisse près de 700 salarié•es sans emploi, consti­tue un choc humain et social majeur. Nous expri­mons notre soli­da­ri­té à toutes les per­sonnes concer­nées et à leurs familles, dure­ment frap­pées par cette décision.

Cette dis­pa­ri­tion sus­cite une émo­tion pro­fonde. Brandt, fleu­ron indus­triel fran­çais, incar­nait près d’un siècle de savoir-faire, d’innovation et d’emplois ancrés dans nos ter­ri­toires. Sa mise en liqui­da­tion judi­ciaire marque un nou­veau recul de notre patri­moine industriel.

Nous regret­tons que le pro­jet de reprise en Scop — construit avec les salarié•es, les col­lec­ti­vi­tés locales et l’État — n’ait pas été rete­nu, alors même qu’il repo­sait sur des bases solides et aurait per­mis de sau­ver une grande par­tie des emplois. Des modèles simi­laires ont déjà fait leurs preuves, comme l’a mon­tré la relance réus­sie de Duralex. Rien ne jus­ti­fiait que Brandt ne béné­fi­cie pas de la même chance.

Après ArcelorMittal, Michelin, Teisseire et tant d’autres, cette liqui­da­tion illustre l’érosion lente de notre tis­su indus­triel, affai­bli par des années de désen­ga­ge­ment public et une concur­rence inter­na­tio­nale exacerbée.

L’enjeu est clair : la France et l’Europe doivent assu­mer une stra­té­gie de réin­dus­tria­li­sa­tion fon­dée sur des emplois non délo­ca­li­sables et des com­mandes publiques orien­tées. Faute de cette stra­té­gie, nous serons relé­gués au rang de consom­ma­teurs pas­sifs de pro­duits étran­gers ne res­pec­tant, bien trop sou­vent, ni notre san­té, ni notre envi­ron­ne­ment. Une telle ambi­tion sup­pose une volon­té poli­tique conti­nue et assu­mée — qui, aujourd’hui encore, n’a pas été por­tée au niveau nécessaire.

Le Parti socia­liste réaf­firme sa déter­mi­na­tion à por­ter une poli­tique de rupture :

  • Une inter­ven­tion publique plus ambi­tieuse, plus pré­coce et plus protectrice ;
  • Une sécu­ri­sa­tion réelle des emplois et des par­cours pro­fes­sion­nels avec la créa­tion d’une garan­tie de tran­si­tion qui offri­rait à chaque salarié•e exposé•e un main­tien de 100 % de son salaire pen­dant une année de for­ma­tion ou de reconversion ;
  • Un sou­tien effec­tif aux pro­jets de reprise por­tés par les salarié•es et à la démo­cra­ti­sa­tion des entreprises ;
  • Un plan mas­sif de recon­quête indus­trielle pour relan­cer la pro­duc­tion, l’innovation et l’emploi dans nos territoires ;
  • Une défense com­mer­ciale euro­péenne offen­sive contre la concur­rence déloyale, les actions de désta­bi­li­sa­tion éco­no­mique et le défer­le­ment de pro­duits ne res­pec­tant pas nos normes sociales, sani­taires et environnementales.

 

Olivier Faure, Premier secré­taire du Parti socialiste

Sara Mimoun Waitzmann, Secrétaire natio­nale à la réindustrialisation

Christophe Clergeau, Député européen

 

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