Partager

Turquie : Erdogan n’arrêtera pas l’alternance qui vient

Olivier Faure, Premier secré­taire du Parti socia­liste
Dylan Boutiflat, Secrétaire natio­nal aux rela­tions internationales

Depuis son acces­sion au pou­voir en 2003, le Parti socia­liste n’a de cesse de dénon­cer la dérive auto­ri­taire du régime turc d’Erdogan. Avec son par­ti natio­nal-isla­miste, le Parti de la jus­tice et du déve­lop­pe­ment (AKP), il a peu à peu remis en cause l’héritage his­to­rique de paix, de laï­ci­té et les droits des femmes ins­tau­ré il y a un peu plus de cent ans par Mustafa Kemal Ataturk, fon­da­teur de la République turque, et notre par­ti frère, le Parti répu­bli­cain du peuple (CHP). Nous réaf­fir­mons avec nos cama­rades com­bien nous sommes atta­chés à une Turquie, car­re­four des cultures et des civilisations.

Ces der­nières années, sur fond d’une éco­no­mie en panne, Erdogan a ampli­fié sa poli­tique conser­va­trice et la répres­sion à l’encontre de ses oppo­sants. L’an der­nier, Olivier Faure, Premier secré­taire du Parti socia­liste, signait avec de nom­breuses per­son­na­li­tés euro­péennes une tri­bune deman­dant la libé­ra­tion du plus emblé­ma­tique pri­son­nier poli­tique, Abdullah Öcalan. Ces der­niers mois, la socié­té civile espé­rait qu’un dia­logue soit pos­sible, met­tant fin à l’oppression des Kurdes, a for­tio­ri après l’appel de leur lea­der à la paix et au désarmement. 

Plutôt que la concorde civile, les auto­ri­tés turques ont accen­tué la répres­sion contre l’opposition, mul­ti­pliant désor­mais l’arrestation de maires, de nos deux par­tis frères CHP et Parti de l’é­ga­li­té et de la démo­cra­tie des peuples (DEM), pour­tant élus par des mil­lions de citoyens, sur la base de pré­ten­dus témoi­gnages secrets et d’accusations infon­dées. Après les inti­mi­da­tions et les pro­cès d’intellectuels, de cher­cheurs, de jour­na­listes et d’entrepreneurs, sans preuves ni pro­cé­dures contra­dic­toires, l’appareil d’État a déci­dé de confis­quer le droit du peuple turc à déci­der de son avenir.

Le Parti socia­liste condamne l’arrestation et la des­ti­tu­tion d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul, une cité tolé­rante, trait d’union entre Europe et Asie. Nous deman­dons sa remise en liber­té immé­diate ain­si que celle de ses coac­cu­sés qui sont une tache noire sur la démo­cra­tie turque. 

La mobi­li­sa­tion de plus de 16 mil­lions de citoyennes et citoyens pour le dési­gner comme can­di­dat de l’opposition à la pro­chaine élec­tion pré­si­den­tielle est un signal d’espoir et de rési­lience de la démo­cra­tie turque. 

C’est pour­quoi, avec 40 autres orga­ni­sa­tions, nous appe­lons les Français à mani­fes­ter ce same­di 29 mars pour expri­mer leur soli­da­ri­té avec les Turcs atta­chés à l’Etat de droit et à la tenue d’élections libres. 



Logo Parti Socialiste
Logo Parti Socialiste

Les dernières actualités

Logo Parti Socialiste