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Non au Gouvernement. Oui à la nécessité d’un budget pour la France.

 

 

 

 

Nous reven­di­quons d’avoir cher­ché à négo­cier pour épar­gner les Françaises et les Français d’efforts sup­plé­men­taires et d’avoir sur cer­tains sujets réus­si à évi­ter le pire pour nos conci­toyennes et conci­toyens les plus vul­né­rables : réin­dexa­tion des retraites, aban­don du dérem­bour­se­ment des médi­ca­ments et des consul­ta­tions, aban­don de l’augmentation de la taxe sur l’électricité, annu­la­tion de la sup­pres­sion des 4 000 postes d’enseignants, créa­tion de 2 000 postes d’accompagnants d’é­lèves en situa­tion de han­di­cap, créa­tion et main­tien de 18 000 postes de soi­gnants, aug­men­ta­tion du bud­get de l’hôpital public, mul­ti­pli­ca­tion par trois du fonds d’urgence pour les EHPAD, aide aux maires pour la construc­tion de loge­ments, réta­blis­se­ment des cré­dits du sport, aug­men­ta­tion du fonds vert, ouver­ture d’une confé­rence sur les retraites pour reve­nir sur la réforme injuste de 2023, créa­tion avant l’été d’une contri­bu­tion sur les hauts patri­moines qui évitent l’impôt par l’optimisation fiscale,…

 

A l’issue de ces dis­cus­sions, le pro­jet de loi de finances pour 2025 demeure un bud­get de droite. Il n’est en aucun cas le bud­get qu’un gou­ver­ne­ment de gauche aurait pro­po­sé, en accom­pa­gnant le pou­voir d’achat, les tran­si­tions éco­lo­gique et démo­gra­phique, en finan­çant nos ser­vices publics, en sou­te­nant la recherche et nos uni­ver­si­tés, le monde de la culture et du sport, par la jus­tice fis­cale et une soli­da­ri­té accrue des plus hauts reve­nus et patri­moines, et des grandes entreprises.

 

Nous avons en consé­quence voté contre ce pro­jet de bud­get au Sénat comme en Commission Mixte Paritaire. Parce que le gou­ver­ne­ment ne dis­pose pas de majo­ri­té, il entend désor­mais faire pas­ser son pro­jet par le biais d’un 49–3.

 

Par seul esprit de res­pon­sa­bi­li­té et dans l’in­té­rêt du pays et des Françaises et Français, nous pre­nons la déci­sion de ne pas cen­su­rer le gou­ver­ne­ment au moment où la France attend de dis­po­ser d’un bud­get. Nous avons enten­du les inquié­tudes des Françaises et des Français, nous savons les craintes des entre­prises, des col­lec­ti­vi­tés locales et des asso­cia­tions qui attendent visi­bi­li­té et sta­bi­li­té pour construire leur propre bud­get, embau­cher, inves­tir, enga­ger leurs pro­jets. L’absence pro­lon­gée de bud­get pour notre pays est un risque pour notre éco­no­mie que paie­raient d’abord les plus vulnérables. 

 

Si nous pen­sons qu’il est temps de don­ner un bud­get à la France, nous n’accordons pas pour autant notre confiance à ce gou­ver­ne­ment qui aujourd’hui par­ti­cipe à la trum­pi­sa­tion du débat public : attaques contre le pacte vert au niveau euro­péen, remise en cause de l’indépendance des auto­ri­tés sani­taires, aban­don de la direc­tive sur le devoir de vigi­lance, remise en cause de l’état de droit, “sub­mer­sion migra­toire”, remise en cause du droit du sol à Mayotte et en Guyane, dur­cis­se­ment des cri­tères de régu­la­ri­sa­tion des sans-papiers, dimi­nu­tion des cré­dits de l’aide médi­cale d’État et de l’aide publique au développement. 

 

Les socia­listes réaf­firment leur atta­che­ment à notre République, à ses valeurs, à la démo­cra­tie, à l’État de droit, aux droits humains, aux liber­tés publiques. C’est pour­quoi les dépu­té-es socia­listes dépo­se­ront une motion appe­lant à la cen­sure du gou­ver­ne­ment de François Bayrou, qui sera exa­mi­née après l’adoption du budget.

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